Sollal et les plats de ce jour

circuit gastronomique

 

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Le jour du Nouvel An asiatique tombe cette année le 17 février. C’est le premier jour du premier mois lunaire de l’année du Cochon, l’emblème de la prospérité. En Corée ce jour-là, tous les bureaux sont fermés quelques jours pour une grande réunion familiale. Pourquoi les Coréens appellent-ils ce jour ‘Sollal’ ? Une étudiante en coréen précise qu’elle cherche depuis longtemps la réponse à cette question. En effet, pourquoi cette appellation ? Que signifie ce mot ?

Nous avons la chance de pouvoir apporter une première réponse à cette question. Le mot ‘Sollal’ veut dire "le jour où les choses ne sont pas tout à fait « cuites »", où les projets ne sont pas tout à fait aboutis, on peut les annoncer avec la possibilité d’un changement, avoir de la marge pour les modifier. On dit que le riz n’est pas tout à fait cuit, (Bap I Sol Eut tta) Pour en savoirplus, venez assister à notre réunion de Sollal le 26 février. Le repas de fête du Nouvel An (Ch’ul Shik) est le ttokguk (Soupe de gâteau de riz) et le ttok (gâteau de riz).

(recettes ,aux pages 131 et 148 de l’ouvrage ‘120 recettes de la cuisine coréenne ‘(Éditions Grancher*). À cela se rajoutent les bons plats classiques selon les moyens de chacun : shinsollo (ragoût de viande, poisson et légumes), pulgogi (viande grillée), kalbi gui (travers de porc grillés), japchae (vermicelles aux légumes), San jok (brochettes de bœuf). Le Journal du dimanche a publié l’année dernière dans leur rubrique ‘Cuisine du monde’ un article sur ce livre évoquant la tradition par les plats. Le Journal Elle en a fait autant En soulignant le bienfait de cette cuisine tout en étant succulente « La Cuisine Coréenne au Top ».

Afin d’acquérir la pleine sérénité pour l’année qui commence, il faut d’abord se débarrasser de tous les mauvais esprits, des pensées négatives qui nous bloquent. On commence par faire la libation rituelle devant l’autel des ancêtres à l’aube. Le moment le plus délicieux est celui où les enfants viennent saluer les aînés. Ils reçoivent une petite bourse colorée qui contient des sous après avoir exécuté une jolie courbette de salutation officielle à l’aînée de la famille. Ah que c’est agréable d’être senior en ce jour ! Surtout lorsque les jeunes manifestent de l’affection à grands- parents. La famille se consolide par ces petites gestes, ces petites fêtes, malgré la tendance de la société à se moderniser. Ceux qui sont partis à l’étranger appellent leurs aînés à tout prix le plus tôt possible, même s’ils ont envoyé la carte de vœux traditionnelle.

Nous vous proposons cette année, un circuit gastronomique présenté par les chefs cuisiniers coréens de Paris ; sous la rubrique « Tours de mains », nous alternerons les écrits de nos membres qui ont franchi le seuil du néophyte depuis belle lurette. La proximité fait décider souvent du choix du restaurant pour gagner du temps, mais le tour de main des chefs vaut aussi le déplacement. À ce jour on compte 70 restaurants dans Paris, (30 en 1999), avec une densité d’implantation dans le 15ème arrondissement, quartier favori des Coréens.

* Grancher Editeur ; 98, rue vaugirard 75006 paris.