25 juin 2013.

Soixantième anniversaire de la guerre de Corée.

A Paris, a la Place de Bataillon de l’ONU, quai de l’Hôtel de ville la cérémonie commémorative se déroule comme chaque année en l’honneur des morts à la Guerre de Corée, une occasion renouvelée de prières pour qu’arrive enfin la fin des hostilités dans ce pays.

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Cette année, nous invitons tous les membres de Co-Win et tous les coréens de Paris à déposer jusqu’au 27 juillet, le jour de l’Armistice, une fleur en hommage au Général Curtet qui nous a quitté le 27 février dernier. Au terme d’une longue et brillante carrière militaire il était à la Guerre de Corée en 1951 et 1952 en commandant la deuxième compagnie. A son retour en France, de 1980 à 2005, il a été l’un des piliers, en compagnie de M. François de Castries, de l’association France Corée. Fervent ami et admirateur de la Corée il avait également adopte un jeune coréen. Il a tant souhaité de voir de son vivant une évolution à la frontière intercoréenne. Le général Curet avait été l’un de nos premiers amis français à féliciter de l’ouverture de la zone industrielle de Kaesong en 2004 qui était en petit format une Corée réconciliée, basée sur la recherche des points d’entente au delà des différends. Le parc de Kaesong, trop peu connu de nos amis français était une vraie réalisation de coopération du Nord et du Sud ; 53000 ouvriers de Corée du Nord y travaillaient en effet jusqu’au mois de mai dans les 123 entreprises de Corée du S ûd y apportaient le travail.

"les Coréens de Paris sont très discrets pourtant je suis fier de savoir que certains sont courageux hier comme aujourd’hui ; ils ont su prendre la position de phare pour que la Corée connaisse enfin la démocratie en politique depuis la période noire dans les années 79 – 80" R.Curtet en mai 2008 en voyant les photos de presse de manif au marée rouge de bougies de Séoul.

Sous sa carrure de l’homme de combat, derrière les débats intransigeant autour d’un petit changement des statuts de l’association, il y avait un homme au cœur tendre, ayant une famille harmonieuse dans laquelle il vivait heureux, entoure par ses 28 petits enfants et arrière petits enfants.

Il y a chaque année 3800 nouveaux décès dans les familles qui ont été séparées par le conflit. Le temps s’obstine à passer plus vite pour ceux qui attendent d’hypothétiques retrouvailles. Le monument qu’on voit sur cette photo indique la Corée en entière y compris la partie du Nord. Nous prions pour que la paix revienne enfin dans ces deux parties au bout de 60 ans de souffrance conflictuelle.