Tangun Shin Wha

la légende de Tangunn fondateur de la Corée

Le 3 Octobre est une grande fête nationale pour les Coréens Gae Chun Jeul est un grand jour, où le ciel s’ouvre à l’homme pour lui apporter la lumière, l’air et tous les autres éléments nécessaires à la vie humaine. Cette légende est le point de départ et le cœur de toutes les pensées coréennes.

 

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Un jour, en l’an 2333 avant J.C., sur le Mont Paekdou, à la frontière de la Chine et de la Corée, une étrange clarté illumina le ciel, puis elle fut suivie d’un terrible coup de tonnerre. Habituellement la pluie tombe après un tel grondement du ciel, mais cette fois non, seulement un long coup de vent violent se fit entendre. On aurait dit que le ciel s’ouvrait. On vit confusément apparaître une forme, comme une silhouette qui descendait du ciel sur son char céleste, accompagnée de trois mille divinités.

Une forme étrange tomba au pied d’un arbre. Cet arbre ressemblait à un bouleau de taille énorme. La forme nébuleuse se métamorphosa aussitôt en un homme habillé d’un manteau de lumière, presque transparent, un peu bleuté. Il tenait trois sceaux dans sa main. Il semblait vouloir se reposer un instant après la chute. Aussitôt réveillé, l’homme regarda autour de lui. Il voyait tout, et les hommes des cavernes, et les animaux de la forêt. L’homme se présenta :

« Je m’appelle Hwan -ung , le fils du Dieu Hwan-in et cet arbre s’appelle Sintansu. (L’arbre de Dieu). Je vous ai observé de là-haut depuis longtemps, vous avez du mal à vous protéger du froid et de la maladie, vous avez de la peine à trouver de la nourriture en hiver. Alors je suis descendu du ciel pour fonder un monde meilleur, un monde de paix dans ces confins de l’Asie du nord-est.

Le peuple de ce pays sera joyeux, de cœur généreux, il cultivera la terre avec science et ingéniosité, et il ne travaillera que pour le bonheur de tous les membres de la communauté en évitant les conflits. Il n’envahira jamais les pays voisins. »

Cette pensée est appelée Hong Ik : ‘Le bien et le Bonheur pour le monde entier’. Vous aurez trois commandements à respecter (les 3 sceaux) : la liberté, l’égalité et la prospérité du peuple tout entier. Hwan-ung fit travailler la divinité des nuages et la pluie pour faire pousser le riz dans les champs, et il demanda au vent d’apporter l’air chaud pour fleurir les collines. Les hommes furent émerveillés de cette force surnaturelle et de toute cette transformation, bienfaisante.

Parmi les animaux, il y avait un ours et un tigre qui souhaitaient devenir homme pour pouvoir participer à ce bonheur sur terre. Ils imploraient Hwan ung pour qu’il accède à leur demande. « Non, vous ne pouvez devenir homme » Il refusa à plusieurs reprises la transformation de leur destin. Mais l’ours ne se découragea pas. Hwan -ung finit par prononcer une phrase : « A moins que vous ne passiez une épreuve d’une grande patience. Il faudra passer cent jours dans une grotte de ténèbres sans aucune lumière, en vous nourrissant seulement d’ail et d’armoise, sans boire. C’est une épreuve insurmontable pour les animaux. »

« Je ne sais pas si j’en suis capable, mais je suis prêt à m’y soumettre » ; l’ours partit aussitôt dans la grotte profonde, accompagné du tigre qui doutait : « Il va nous faire mourir de faim ! ». Au bout de dix jours le tigre sortit de ce monde de ténèbres.

« Impossible de mourir ainsi ! Moi qui suis le roi de la chasse, je peux chasser et manger tout ce que je veux ». Il s’enfuit dans les montages, libéré, soulagé de ne plus se soumettre à cette épreuve.

Mais l’ours ; lui, resta dans la grotte avec la ferme conviction que le miracle pouvait se produire : devenir homme. La fin de l’épreuve approchait. Tous les jours, les animaux se pressaient autour de la grotte où l’ours restait sans se plaindre.

Au bout de cent jours un gémissement faible sortit de la grotte : « Tout va bien, soyez sans crainte. ». Le tigre entra pour sortir l’ours qui devait sûrement être mort. A sa grande surprise, il ne trouva plus de trace de l’ours, mais une petite femme jeune et frêle qui était accroupie se leva en souriant. Elle dit qu’elle venait de l’ethnie Koma dont le nom signifie « ours ».

A sa sortie de la grotte, Hwarang demanda à koma de se regarder dans l’étang. Une jolie silhouette de femme qui se reflétait dans l’eau lui confirma que son voeu était exaucé. Hwan-ung l’accueillit avec une grande bienveillance. « Tu as su patienter cent jours en croyant à mes paroles ; ainsi tu es devenue un être humain ». Ton nom sera Ung-yeu. (femme de Koma).

Devenue femme Ung-yeu, priait désormais tous les jours sous l’arbre de Sintansu, en demandant un enfant. Ému par la sincérité de cette demande, Hwanung l’épousa. Ils eurent un premier fils qu’ils appelèrent Tangun, un garçon de très grande intelligence et de force exceptionnelle qui devint le premier roi de Corée le 3 octobre 2333 à Asadal.

Depuis, la population n’a cessé de croître, la capitale a changé de lieu, le pouvoir du chef politique et religieux s’est renforcé. Le 3 octobre est devenu le jour de la fête nationale, Gae-chun-jeul, le jour où le ciel s’ouvre pour la Corée. Le peuple croit depuis ce jour à la force surnaturelle, et au grand dessein de Hanulnim (le Dieu) qui protégerait ce pays dans toutes ses épreuves. Tangun le fondateur du pays, est le petit- fils du Dieu Hwan- in. Voilà une bénédiction à laquelle les Coréens renouvellent chaque année leurs pensées secrètes, et que nul sur terre ne pourra changer.

Il n’y a aucune réponse dans le monde au pourquoi de l’abondance des ours en peluches pour les enfants ? Pour les Coréens la réponse est évidente : le berceau de tous les Coréens a une relation surnaturelle avec ce symbole de la protection maternelle. Les ours protégent les enfants de toutes les menaces extérieures.

Plus tard, quand tu sera grande, nous pourrons étudier cet mythe sous un autre angle, comme source d’une grande réflexion philosophique avec des termes savants :

le trans-substantialisme de ‘l’actual entity’ dans la « philosophie de l’organisme » de l’univers, la naissance de l’homme entre le ciel et la terre, la relation directe et harmonieuse entre les trois éléments cosmiques se trouvant entièrement dans cette légende.

Extrait du manuscrit , ‘la Corée racontée à Juliette’ Tangun Shinwha, la légende de Tangun est le mythe fondateur de la Corée Millénaire. Il est reconnu par tous les Coréens, au sud comme au nord.

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Babo Ondal et la Princesse Pyoung -gang

Dans le royaume de Koguryo en Corée, le roi Pyoung-Won avait une seule princesse, appelée Pyoung-gang. Elle était jolie, intelligente, mais d’une sensibilité explosive, elle pleurait facilement pour un oui et pour un non. Même en voyant la lune, elle pleurait à chaudes larmes fort en disant que la lune devait avoir froid là-haut toute seule... Surtout elle pleurait fort pour exiger les choses selon son goût. Le roi un peu agacé, lui disait souvent. « Si tu pleures tout le temps, je te marierai à Ondal, l’idiot du village. » La princesse, intriguée cessa de pleurer...

Dans un petit village autour de la capitale Pyoung-Yang un jeune garçon vivait avec sa vieille mère qui avait presque perdu la vue. Ils étaient très pauvres. Ondal allait partout pour mendier du riz pour lui et pour sa mère. Il était toujours souriant, de bonne humeur, il acceptait les moqueries des jeunes garçons de son village sans rancune. Les gens l’appelaient Ondal. Il avait un visage rond comme la lune. Il allait aussi à la montagne pour chercher des bûches pour chauffer la maison. Il ne se plaignait jamais.

La princesse Pyoung-gang venait d’avoir 15 ans, le roi pensait qu’il était temps de choisir un jeune homme à présenter à la princesse. Elle refusait tout le monde. Le roi demanda à la reine pourquoi elle refusait tous ces nobles jeunes gens. La reine lui proposa d’appeler la princesse et de lui demander directement s’il y avait une personne à qui elle souhaiterait être présentée. La princesse répondit sans hésitation « Oui, Père et Mère, vous vous souvenez, vous m’avez toujours dit dès mon plus jeune âge, que vous alliez me marier à Ondal. Je ne veux me marier qu’à cet Ondal, les gens me disent qu’il est très gentil et très souriant... »

Le roi sourit d’abord « C’était pour que tu cesses de pleurer. Comme tu pleurais tout le temps, il fallait trouver quelque chose. Et que dès que je parlais d’Ondal, tu arrêtais de pleurer, mais c’était pour plaisanter... » Elle répondit avec fermeté : Un roi ne peut pas renier ce qu’il a toujours dit à sa fille. « Je ne me marierai qu’avec Ondal." Le roi se fâcha, et ordonna de chasser hors de palais cette enfant gâtée. La reine intervint pour implorer quelque délai de réflexion. Mais la princesse insista pour partir rejoindre Ondal. Et la princesse partit d’elle-même avec un petit baluchon que la reine lui avait préparé.

Après des journées de marche pénible et de recherches, elle trouva une maison éloignée du village. Une vieille femme l’accueillit en pensant qu’Ondal avait sûrement fait quelque bêtise. Pyoung-gang répondit qu’elle venait vivre avec son fils, car son père l’avait toujours destinée à être la femme d’Ondal. La vieille femme en touchant les mains fines et douces de princesse lui dit, « Vous ne pouvez pas vivre ici, nous sommes très pauvres, et mon fils devra mendier pour trois personnes… et vous ne supporterez pas la misère » La Princesse lui demanda si elle pouvait faire cuire le riz qu’elle avait apporté dans la cuisine et elle disparût dans la cuisine. Cela faisait longtemps que la vielle femme n’avait pas goûté de riz fraîchement cuit. Le soir, Ondal arriva à la maison. En écoutant sa mère, il pensa que le renard de la montagne s’était déguisé en femme pour lui faire du mal. Il arriva avec un bâton pour attraper le renard, mais en voyant le grand sourire d’une jolie femme noble, il hésita à la frapper. « Cher Ondal, je vais vous expliquer pourquoi je suis venue ici vivre avec vous." » et elle expliqua tout sauf qu’elle était une princesse et elle dit aussi qu’elle était une idiote. Ondal sourit. « Oui une idiote peut vivre avec un idiot, et elle est si gentille... » Il était heureux de ce cadeau du ciel...

Ondal ne partit plus mendier. Il allait au marché acheter les matériaux pour construire une nouvelle maison en ultilisant l’or que Pyoung-gang lui avait donné. Il suivait toujours à la lettre ce que Pyoung-gang lui expliquait. Dès que la maison fut construite, Pyoung-gang lui proposa d’apprendre à lire et à écrire ? Ondal suivit la proposition de sa femme et travailla dur jusqu’à l’aube sans relâche. Aussitôt qu’il sut déchiffrer les mots Pyoung-gang lui apporta des livres importants à lire. Elle lui dit « Vous apprenez vite, j’en suis contente. » Ondal était tellement heureux d’avoir des compliments de sa femme qu’il travaillait de plus en plus.

Elle lui demanda un jour d’aller acheter un cheval pas trop gros, plutôt maigre. Elle nourrit ce cheval avec les mets qu’elle préparait elle-même et le cheval pris de la force. Elle demanda à Ondal de monter le cheval avec deux jeunes gens du village. Il galopa toute la journée sur les flancs de la montagne et il travailla le soir sur les pages que Pyoung-gang lui avait préparées.

Au Royaume de Koguryo, chaque année du troisième jour du mars, il y avait un grand concours national de chasse, que le roi présidait lui même. Le meilleur chasseur était décoré à la fin de la journée au cours d’une grande cérémonie suivie d’une grande fête. De cette manière le roi encouragait les jeunes gens à cultiver leur force physique et leurs talents d’archer. Ainsi il découvrait les nouveaux talents qui serviraient pour la défense du royaume. De partout, de tous les districts de Rak-nang, les jeunes gens arrivaient pour s’inscrire à cette compétition.

A cette époque, le territoire de Koguryo s’étendait jusqu’au Nord de la Manchourie, mais les Mongols et Yeu-jin ne cessaient d’envahir les frontières. Le roi avait besoin de beaucoup de jeunes hommes courageux. En l’an 560, la deuxième année de son règne, il avait célébré une cérémonie en l’honneur des ancêtres aux frontières de Aprokgang en les implorant de lui accorder le courage et la sagesse de défendre son pays contre toutes les invasions barbares. Depuis cette année, à chaque printemps, il ouvrait cette journée de chasse où tous les jeunes gens des cinq contrées de Kouguryo se rassemblaient. Il ouvrait lui-même cette grande journée de chasse sur son cheval « La chasse est ouverte, vaillants de Kouglof, suivez-moi... Les jeunes gens le suivaient en poussant des cris de guerre. Dès que le roi envoyait la première flèche, les jeunes commencaient à viser les oiseaux, et les animaux sauvages. Le roi remarqua un jeune qui était un peu isolé, et qui abattait à tout coup les oiseaux. « Quel excellent archer ! » Ce jeune avait déjà deux chevreuils accrochés à sa ceinture. Il était rapide et concentré.

« Qui a réussi la plus belle chasse ? »demanda le roi à ses ministres à la fin de la journée. Voici le jeune homme qui a battu tous les records. Il a tué trois sangliers, deux chevreuils et une brochette d’oiseaux... Le roi reconnut le jeune qu’il avait déjà remarqué au début de la chasse... « Comment t’appelles-tu ? et où habites-tu ? » « Sire, je m’appelle Ondal et j’habite au delà de la porte ouest de la ville de Pyoung-yang… sur le flanc de la montagne » Le roi se souvenant bien de ce nom, le regarda très intrigué. C‘était le pauvre homme que sa fille voulait épouser… ce n’était pas possible ! Ne disait-on pas qu’il était idiot ? Il lui demanda de s’approcher, et lui dit très bas : « Est-ce que la princesse va bien ? » « Quelle princesse ? » demanda Ondal en baissant la tête… Le roi comprit que sa fille n’avait pas dit qu’elle était princesse.

Le roi lui posa d’autres questions. « Est-ce que tu es marié ? » « Oui Sire, j’ai une femme, mais je ne suis jamais allé dans sa famille, elle m’a simplement dit qu’elle était d’un milieu aisé, mais que comme elle était partie pour m’épouser contre la volonté de ses parents, elle ne pouvait m’emmener chez elle...

Le roi murmura à la reine « Ce jeune homme est le fameux Ondal, ...qui vit sans doute avec la princesse.. ». « Oh ! , c’est le fameux… » La reine ne put prononcer tous les mots tant son cœur battait. Cela faisait déjà 10 ans qu’elle avait quitté le palais… et elle n’avait aucune nouvelle de sa fille. Elle avait du l’oublier malgré elle, car sa fille avait désobéi à son père, le roi. « Faites comme si de rien n’était...bientôt, nous aurons des nouvelles sûres... ». Le roi ordonna à sa reine de ne pas montrer son émotion, et il dit à ses ministres « Nous avons trouvé en cette journée un jeune homme qui excelle à l’arc. Je le nomme officier de la cour ». Il versa une coupe de vin et la fête commença en grande pompe.

Mais le roi n’arrivait pas à comprendre comment ce jeune si brillant pouvait être Ondal, l’idiot du village ? La reine n’arrêtait pas regarder le beau visage d’Ondal, qui était souriant et ouvert comme la pleine lune. Un moment la reine voulut faire suivre ce jeune homme pour en savoir d’avantage sur la fille, mais le roi lui demanda de patienter jusqu’au moment où sa fille viendrait elle–même accompagnée de son mari. « Ne vous inquiétez pas trop, avec tout l’or que vous avez donné à la princesse, elle a sorti son mari de la pauvreté, elle lui a enseigné les arts martiaux et elle l’a envoyé au concours royal, tout cela veut dire qu’elle est en bonne santé, et qu’elle est fière de ce qu’elle a fait... »

La reine n’arrêtait pas de dire « C’est difficile d’attendre... c’est incroyable, inimaginable !...Si c’est bien le Babo Ondal, .ma fille doit avoir une force surnaturelle pour transformer les hommes ? ». Ondal rentra à la maison avec une quantité de récompenses. Avant qu’il ait expliqué quoi que ce soit, Pyoung-gang savait déjà tout. « Tout ceci est à vous ! Grâce à votre intelligence, j’ai connu ce jour ! » « Non, c’est grâce à votre bonté de m’avoir crue, et de m’avoir bien écoutée, c’est aussi grâce à votre courage... Mais qu’a dit le roi ? A-t-il parlé de moi ? ». A ce moment-là Ondal comprit que sa femme était la princesse, et se concentra pour écouter l’explication de sa femme.

« Le roi m’a demandé si j’étais marié ? » « Alors ? Quelle a été votre réponse ? » « Je lui ai dit que je m’étais marié avec une femme assez riche, mais que je n’avais jamais mis les pieds chez ma belle-famille... » « En effet, mon cher mari, je suis la princesse Pyoung-gang, mais je n’oublierai jamais que je suis votre femme… et je pense qu’il n’est pas encore temps de retourner au palais. Avant les retrouvailles, vous devez accomplir encore un grand exploit pour le pays. Comprenez, pourquoi le roi vous a nommé tout de suite grand officier ? » « J’ai bien compris. Je vais m’entraîner davantage dès demain... »

« Oh, Merci ! mon Général ! ». La princesse en larmes l’embrassa bien fort... Dès le lendemain, il alla tous les jours dès l’aube dans la montagne avec ses deux valets devenus ses adjoints. Il galopait inlassablement dans la vaste montagne, de plus en plus rapidement. Les deux valets étaient aussi devenus d’excellents cavaliers, et de remarquables archers.

Quelques temps après, un officier du Palais arriva chez Ondal avec l’ordre du roi de se rendre très vite au Palais. A la question de la princesse l’officier annonça que les barbares du Nord attaquaient le pays. Ondal comprit qu’enfin, le moment le plus important de sa vie approchait… Il souriait, et l’officier du palais ne comprenant pas cette attitude, pensait qu’il devait être un peu idiot, pour se réjouir d’une si mauvaise nouvelle.

Le Roi Mourariev du Royaume Jou de la Chine complotait pour envahir la vaste plaine de Yo Dong , la terre de Koguryo, en pensant que le roi Pyung-won devait être trop âgé pour la défendre. Mais le roi de Koguryo n’avait pas peur. Ils encouragait les jeunes soldats à la tête de pelotons, « Jeunes âmes de Kouguryo, vous serez vainqueurs, suivez-moi tous ! ». « Voilà le moment de me sacrifier pour le roi qui m’a apporté tant de bonheur », Ondal décida de ne pas reculer. Il envoya les deux valets espionner l’ennemi.

« Mon général, L’ennemi arrive finalement par le Baesan." » Les deux valets devenus soldats-espions lui apportaient une information importante. Ondal connaissait la Montagne Baesan comme sa poche. Nous ferons une attaque surprise, il ordonna à ses soldats d’avancer vers le front, mais lui , ses deux valets et un groupe de soldats traversèrent la montagne pour pénétrer au beau milieu des rangs des ennemis à la gorge de Baesan. Il fouetta son cheval qui galopait comme une flèche vers la masse d’ennemis, et il faisait tourner son javelot de toutes ses forces.

Cette attaque inattendue créa une panique dans le camp ennemi, qui se dispersa sans se battre plus longtemps. « Il faut consolider la ligne de défense extérieure, les barbares peuvent revenir ». Ondal resta à la frontière longtemps après la retraite des ennemis. A la cour le roi eut des nouvelles de la bataille qui s’était terminée par la victoire de Koguryo. Il n’arrivait pas à croire à cette victoire, les ennemis était deux fois plus nombreux que ses troupes. Et il décida d’accorder à Ondal le titre honorifique de Dae-hyeung, la troisième grande fonction du royaume.

Et il attendit le retour de ce vaillant général . Il alla à sa rencontre jusqu’à la porte du Palais pour l’accueillir. Il avait honte d’avoir chassé sa fille qui avait su lire l’avenir de cet Ondal bien avant lui. La reine ne put s’empêcher de lui demander « J’aimerais bien voir votre femme, pourriez-vous revenir très vite en sa accompagnie ? » Ondal revint à la maison. « Mon Général ». Sa femme ne put exprimer son émotion. « La reine me demande de vous amener au Palais, Etes-vous prête ? » Le lendemain, bouleversée la Princesse Pyoung-gang se rendit au palais. La voyant approcher, la reine sortit du palais en courant.

« Ma fille, ma princesse, Quel bonheur de te retrouver. Tout est comme dans un conte de fée » « Savais-tu qu’il n’était pas idiot comme on le disait ? » « J’attendais ce jour depuis tellement longtemps ! Je suis enfin de retour ! Maman ! Pouvez-vous me pardonner le tout le mal que je vous ai fait. ». Elle se prosterna devant le roi, qui était très ému… « Nous sommes fiers de toi, tu nous as amené le plus grand général du pays comme gendre, ton père pense que tu n’es pas une femme ordinaire, tel père, telle fille… ! » Le roi embrassa sa fille longuement avec une grande tendresse. « Ma fille j’ai une question à te poser. ». « Oui Sire, je répondrai à tout ce que vous demanderez ? « Pleures-tu aussi souvent qu’en ta jeunesse ? » « Non, père, je passe ma journée à rire de bonheur, grâce à mon général… » Le roi annonça un grand mariage à la cour. Maintes fois, les barbares du nord tentèrent des invasions, mais les armées conduites par le général Ondal les repoussèrent à chaque fois, et Koguryo connut une longue période de paix.

Au Sud de Koguryo, il y avait une autre frontière que le royaume de Silla menaçait de franchir pour agrandir son territoire pendant que Koguryo était occupé sur le font Nord.

Entre-temps, le roi Pyung-won décéda, et son fils Young-yang devint le 26ème roi de Koguryo. Ondal, qui commençait à prendre de l’âge proposa au roi de lui accorder la permission de reconquérir la terre prise par Silla au-delà de la rivière Han-gang. « Si je n’arrive pas à reprendre la terre perdue, je ne reviendrai pas vivant… » Le royaume de Silla était sous le règne du roi Jin-pyung, il attendait la contre-attaque de Koguryo, et il préparait des embuscades un peu partout sur ses nouvelles frontières.

« Il faut d’abord qu’on récupère le château Ah cha !" » Ondal lança l’attaque sur son cheval, mais une flèche ennemie lui traversa le cœur . Les soldats se précipitèrent pour venir à son secours, mais il était trop tard. Ondal tomba en gardant les yeux ouverts, et chose étrange, personne ne put soulever son corps pour le ramener sous la tente. A la réception de cette nouvelle, la princesse, déguisée en soldat arriva aussi rapidement que possible au camp. « Mon cher époux, vous avez fait tout ce que vous pouviez pour le pays, il est temps de rentrer à la maison ». La princesse Pyoung-gang pleurait en fermant les yeux de son Ondal. Dès cet instant les soldats surent qu’ils pouvaient porter le corps et l’emmener à la cour.

L’Histoire d’Ondal encouragea tous les jeunes de Koguryo, l’armée de ce royaume connut depuis sa mort de nombreux généraux célèbres comme Ul Ji Mun Duck et beaucoup d’autres qui surent défendre le pays en conservant le plus vaste territoire jusqu’au Manchourie que la Corée ait jamais connu de 37 avant JC jusqu’à l’année 667.

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