Réunions Co-Wins de l’automne 2008

Dates à noter sur votre agenda.


-  Le 20 Oct. lundi à 19h 30 à Gaya, 54-58 rue mademoiselle,
-  Le 17 nov. lundi à 19h30
-  Le 8 Déc. 19h 30

Chers Amis,

Le temps devenant un peu frisquet, nous vous proposons une tasse de thé coréen.

-  Un partage de nos savoirs sur le Camélia Sinensis qui apporte une clairvoyance lorsque nos soucis dus à une mauvaise conjoncture nous embrouillent nos idées. Une dégustation de thés de différents jardins vous sera proposée. Pourquoi la théière coréenne est-elle de si petite taille ? Vous pouvez apporter toutes vos questions ou suggestions sur la préparation.

-  Chacun pourrait développer d’avantage les courts messages échangés sur les actualités de deux pays La Corée et la France.

-  Nos projets majeurs de médiation culturelle sont en marche, malgré quelques ralentissements. Nous ne sommes pas dans l’esprit de compétition, mais au pas de ‘mastering’, une recherche d’un message universel compréhensible au-delà de toutes les frontières.

Au plaisir de vous retrouver !

L’équipe de Co-wins : contacts@cowins.org ou par Fax : 01 45 88 76 33 Participation aux repas à partir de 10 euros. Merci de penser à la cotisation.

P.S. Si vous avez les habits coréens d’enfants (6 à 13 ans) à prêter pour le mois de juin, veuillez le signaler à notre site. Ils seront environ une trentaine d’élèves à présenter une pièce de théâtre, adaptée du conte coréen "Babo Ondal", dans une école primaire du département de Sarthe. Nous attendons également le coup de main d’un artiste qui pourrait dessiner les panneaux muraux pour 4 scènes de théâtre.

Le visage de l’automne en Corée. 가을의 전령

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인생에서 제일 중요한 것은 만남입니다

인생에서 제일 중요한 것은 만남입니다. 독일의 문학자 한스 카롯사는 "인생은 너와 나의 만남이다."고 말했습니다. 인간은 만남의 존재입니다.

산다는 것은 만난다는 것입니다. 부모와의 만남 스승과의 만남 친구와의 만남 좋은 책과의 만남 많은 사람과의 만남입니다. 인간의 행복과 불행은 만남을 통해서 결정됩니다.

여자는 좋은 남편을 만나야 행복하고 남자는 좋은 아내를 만나야 행복합니다.

학생은 훌륭한 스승을 만나야 실력이 생기고 스승은 뛰어난 제자를 만나야 가르치는 보람을 누리게 됩니다.

자식은 부모를 잘 만나야 하고 부모는 자식을 잘 만나야 합니다.

씨앗은 땅을 잘 만나야 하고 땅은 씨앗을 잘 만나야 합니다.

백성은 왕을 잘 만나야하고 왕은 백성을 잘 만나야 훌륭한 인물이 됩니다.

인생에서 만남은 모든 것을 결정합니다. 우연한 만남이든 섭리적 만남이든.. 만남은 중요합니다.

인생의 변화는 만남을 통해 시작됩니다. 만남을 통해 우리는 서로를 발견하게 됩니다. 서로에게 의미를 부여하기 시작합니다.

Youn Myoung Won

Elle voulait voir le lever du soleil

Un silence lourd de menaces règne sur les Monts Diamants en Corée.

Geumgansan est considéré comme un lieu sacré pour le dialogue et la réconciliation.

(JPG) Mais les deux coups de feu tirés à 4 h 50 le 11 juillet sur une touriste sud-coréenne ont fait tomber un ‘glaive’ dans nos cœurs !

Un soldat du Nord a remarqué qu’elle était entrée dans la zone interdite sur la plage. Durant les onze années précédentes, des cas similaires étaient traités différemment : on arrêtait et ensuite on relâchait ces touristes imprudents. Alors, pourquoi un tel durcissement aujourd’hui ?

고인의 명복을빔니다 고귀한 당신의 회생이 새로은 화해의 재단이 되기를 빔니다

En Corée du sud, beaucoup de personnes sont tombées en prières pour Mme Park Wang Ja, pour sa famille qui a perdu une mère et une épouse et pour le pays qui traverse une nouvelle zone de turbulences.

Depuis 54 ans que dure cette partition, la Corée a connu beaucoup de tragédies humaines et les victimes se comptent par milliers dans ce coin de la planète. Et voici qu’une nouvelle victime vient s’ajouter à une liste déjà longue. Entre le Nord et le Sud, un abyme d’incompréhension s’est à nouveau creusé. Un fossé profond et peut-être plus difficile à combler que toute la frontière du 38e parallèle… Ceux qui viennent ici au Monts Diamants sont habituellement des partisans de la paix qui souhaitent voir la disparition de cette frontière.

Etant donné le climat socio-politique qui prévaut depuis le début de l’année, la crispation politique intercoréenne était prévisible, mais le rideau tombe comme par un mauvais hasard le jour où le Gouvernement du Sud exprime sa volonté de reprendre le chemin des accords signés par ses prédécesseurs.

Au Nord de la péninsule, nous savons que les choses ne fonctionnent pas de la même manière qu’au Sud. Un écart énorme se creuse entre les deux sociétés qui évoluent de manière différente. Les manifestations géantes aux chandelles comme au Sud ? Inimaginables bien-sûr dans l’autre partie de la péninsule où il n’est pas question de donner son opinion librement sur la place publique comme dans toute démocratie au nom de la raison d’Etat et de la défense de l’ensemble de la communauté. Le Nord est un autre monde que nous ne pouvons juger à l’aune des mêmes critères que le Sud.

Il y a peu, le monde entier avait applaudi le rapprochement entre les deux parties de la péninsule. Depuis deux décennies, les dirigeants et les peuples du Sud et du Nord ont essayé de parler un langage commun qui permette d’accepter (et de dépasser ? ) la situation actuelle. Ils ont même réussi à trouver un accord concrétisé le 15 juin 2000 et le 4 octobre 2007.

Et pourtant, aujourd’hui, une femme qui n’avait sans aucune intention de nuire au Nord a été abattue froidement dans un lieu touristique unique situé à la frontière entre les deux pays. Le Nord accepte pourtant les clients sudistes puisque depuis onze ans, deux millions de sud-coréens ont fréquenté cet endroit pour admirer un paysage exceptionnel et prier discrètement pour la paix. S’agit-t-il d’un accident ? Cette femme s’est égarée dans la zone interdite en cherchant le meilleur endroit pour voir le lever du soleil. Est-ce qu’un soldat a paniqué à un tel point ce jour-là seulement ?

La pacification de la situation devra passer par un geste simple.

Il faut clarifier la situation pour éviter que d’autres cas ne se reproduisent !

Que s’est t-il passé dans la tête du soldat de garde ? A-t-il simplement fait son devoir de militaire ? Ou a-t-il eu un trouble psychologique, une poussée de colère incontrôlable en voyant une touriste du Sud en promenade matinale alors que dans l’autre partie de la péninsule, sa patrie connaît une famine qui menace des millions des personnes ?

Notre lettre ouverte ne se veut pas une ingérence arrogante. C’est juste une prière, le cri du cœur d’un peuple d’outre-mer, dispersé dans le monde, loin de chez lui et qui ne cesse de penser à la paix dans la péninsule. Il est grand temps de soigner toutes les blessures de la partition. Nous observons tous les jours avec intérêt les signes d’une possible paix dans la péninsule coréenne, dans ce carrefour d’une grande histoire de l’Asie de Nord Est.

L’ETÉ apporte le fruit de la maturation… Ne serait-il pas temps de concevoir un autre chemin ensemble ?

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Danses coréennes

Organisé par l’Association des Femmes Coréennes en France

L’Association des Femmes Coréennes en France nous invite à un spectacle de danses coréennes qu’elle organise avec le soutien de Micadanses de l’Association pour le Développement de la Danse à Paris.

Pour ceux qui ont réclamé ces danses après la grande fête c’est une bonne occasion de retrouver les couleurs tonifiantes, la musique et les mouvements gracieux de la danse traditionnelle que nous commençons à connaître un peu. Il nous en faut beaucoup d’autres pour compléter les souvenirs de nos actions passées.

AFCF est une toute nouvelle Association dont la dynamisme est exemplaire. Les Femmes coréennes sont comme partout une source d’énergie et d’amour qui dépasse les difficultés de toutes les époques.

le samedi 5 juillet 2008 à 20h. En raison du nombre de places limitées (80 places), nous vous recommandons d’arriver une demi-heure plus tôt. Studio Micadanses 20, rue Geoffroy-l’Asnier75004 – Paris (Métro St-Paul)

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Hommage de Co-wins à Park Kyung-ni

Une grande dame, la plus célèbre romancière de Corée, nous a quitté à l’âge de 82 ans le 5 Mai à Séoul.
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Devant cette nouvelle, il faut dire que notre tristesse est réconfortée par la fierté et la gratitude pour sa grandeur d’âme qui nous a légué généreusement de grands messages d’espérance.

Beauté Lumineuse, héraut de la conscience collective d’une époque où la société coréenne traversait successivement des périodes troubles, née en 1926, elle a été le témoin vivant de la colonisation japonaise, de la guerre de Corée où elle a perdu son mari, de la partition du pays et de la dictature militaire qui l’a fait souffrir atrocement……

Ses œuvres, tableaux réalistes avec des dialogues savoureux, décrivent minutieusement la physionomie sociale ; elle était un observateur sans concession.

Parmi une vingtaine de romans fleuves qu’elle laisse derrière elle, Toji (la Terre) est le plus connu, une grande saga en 16 volumes (40 000 pages). Ce tableau réaliste de la ‘Corée profonde’ avec 700 personnages d’une époque cruciale ’ fut achevé après 26 années de travail de forçat. Elle décrit ici le vecu d’un peuple avec ses valeurs traditionnelles, le vécu d’un peuple, des différentes couches sociales, dans des périodes hélas bien étouffantes sous l’occupation japonaise. Elle nous souligne aussi dans cette œuvre l’importance de la terre, le respect de la nature, un appel écologique bien avant l’heure. L’homme fait partie de la nature et de cette terre. Détruire la terre, est démolir la vie, il faut la respecter et la soigner ; Elle était une pionnière dans le domaine de l’écologie. Ses œuvres sont appelées aussi ‘littérature des vivants pour la vie’. On y trouve la psychologie humaine, le désir, la passion dévorante et les rêves malgré le bouleversant changement .des années 1897 – 1945, une période particulièrement tumultueuse.

La souffrance de la partition, elle l’a connu elle-même, étant veuve de la guerre de Corée, grâce à la création littéraire, elle a su dépasser sa souffrance en se donnant entièrement à ses travaux. Sa solitude pesante, elle l’a transformé en force de création, toutes les difficultés deviennent ici matière à penser , et une sublimation totale par sa volonté et l’endurance d’un forçat. Sous le régime militaire qui a duré 20 ans, elle a subi une autre ségrégation sociale : le célèbre poète-emblème de la lutte pour la démocratisation, Kim Ji Ha (son gendre), était en prison, les gens évitaient même dans la rue la belle mère d’un poète emblème de la démocratisation à l’époque du régime militaire.

Elle parlait du sentiment de ‘Han’ même le jour de sa conférence à Paris en 2000, heureusement nous avons gardé sa voix et ses réflexions dans nos archives. Le texte de son discours prononcé le jour de son passage en 2000.

Elle vivait dans une grande solitude choisie , peu bavarde sur sa vie, nous pouvons seulement lire dans ses premières œuvres , la grande tristesse du genre Han

Voici une phrase qui reflète sans doute la douleur de la séparation d’avec son mari causée par son décès durant la guerre, mais aussi des familles séparées par la partition du pays :

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Chers amis Co-wins,

A chaque sortie d’un de ses ouvrages, les jeunes étudiants que nous étions, malgré la veille d’examens et de concours, les avons avalé en cachette entre deux révisions de maths. Les subtiles descriptions de la psychologie des gens ordinaires, la conception du déroulement, tout est haletant, il fallait aller jusqu’au bout.

Voici les romans de Pak Kyung-ni traduits en français, que vous pouvez relire et en parler à notre prochaine Rencontre fin mai. Bien que la traduction ne parvienne pas à nous apporter la subtile saveur de ses phrases, nous avons au moins l’essentiel de l’histoire.

La terre, 1994, Min Hi-sik (belfond 1994) Il s’agit ici du condensé de deux premiers volumes, mais le public français trouve souvent pas très facile de suivre le fil de l’histoire de 25 personnages.

Les filles du pharmacien Kim, 1995, L’HARMATTAN qui était aussi un roman à grand succès en Corée.

Le marche et le champs de bataille, 1997, Ecriture dont la traduction est bien lisse, facile à lire. Nous vous recommandons de commencer par cet ouvrage.

Une adresse à ajouter, sur votre liste de lieux à visiter. Fondation ToJi à Wonju, Kangwondo

Nous attendons vos écrits sur les œuvres.

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